Qui fut l'auteur de ce projet ?
Avant d'aborder un Projet de construction d'une
ville dans la Plaine d'Areuse,
disons quelques mots de son auteur.
Le journal helvétique de février 1740 publiait
une brève chronique relatant le décès
- et tout à la fois, selon l'usage, les mérites
- de jean-Louis de Choupard, mort à 71 ans.
Jean-Louis Choupard marqua dans nos annales, non seulement
par les écrits que l'on peut authentiquement lui reconnaître,
mais encore, avec le recul du temps, par le bruit que l'on
fit autour de lui. On lui attribua, à tort - comme
au chancelier de Montmollin, des Mémoires - d'une part
la rédaction en langue moderne de l'apocryphe chronique
des chanoines, d'autre part la garde ou le soin de conserver
le prétendu original de cette chronique, censé
avoir brûlé chez lui lors du fameux incendie
de Neuchâtel, en 1714.
Jean-Louis Choupard était communier d'Auvernier. Né
en 1669, il fut pasteur â Lignières deux ans,
diacre à Neuchâtel de 1699 â 1726, puis
pasteur en ville de 1726 à sa mort (1).
Le numéro du journal helvétique dont il s'agit,
indique entre autres que Choupard était chapelain de
la reine, qu'il sera généralement regretté
pour sa piété, ses lumières, ses excellentes
qualités.
Choupard - qui ne laissa pas de postérité -
épousa, le 14 février 1695, Esabeau de Chambrier,
née en 1664 - fille de feu noble David Chambrier -
de la branche cadette de sa lignée - juge pour l'Ordre
des bourgeois aux Trois-Etats, receveur à Bevaix, décédé
huit ans auparavant. La mère d'Esabeau Chambrier était
Marie-Marguerite, née Hory. Les recherches faites pour
retrouver un portrait de Choupard sont demeurées vaines,
même dans la famille de Chambrier. Ce fut pourtant un
personnage en vue.
(1). En compétition,
en 1726, avec Elie Bugnot, pasteur à Saint-Blaise,
et Ferdinand de Montmollin, pasteur à Couvet, Choupard
avait succédé, en ville, au ministre Bernard
de Gélieu.
VILLE
DANS LA PLAINE D'AREUSE (suite2)