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Jean-Jacques
Bovet, originaire de Fleurier, village du Val-de-Travers, acheta
donc de MM. Cartier la fabrique de Vauvillers, à Boudry,
à la sortie des gorges
de l'Areuse. Ce n'était pas, comme on l'a dit,
qu'une teinturerie car, en 1742 déjà, Jean-Batiste
Mara, le père du tribun révolutionnaire,
y avait trouvé emploi de chimiste et dessinateur.
En 1782, son fils Claude-Jean-Jacques Bovet n'avait que 26 ans,
mais c'était un garçon fort capable, d'ailleurs
très gâté par son père, impérieux
et même despotique à l'égard de ses frères
et sœurs. On l'installa donc à Vauvillers ; sa tante,
Mme David Grellet,
alla lui tenir son ménage. Six ans plus tard, son père
se retira des affaires et lui donna comme associés son
jeune frère Louis et son beau-frère, David Robert.
En 1854, Cortaillod avait fermé ses portes.
A Boudry, l'on s'obstina une année encore.
A Vauvillers, Charles Bovet et les siens n'avaient plus rien à
faire. Le 15 avril 1858, ils quittaient en voiture, non sans mélancolie,
la vieille maison qui avait abrité durant quarante-deux
ans leurs joies et leurs soucis. |
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