Le
Champ-du-Moulin était au XVIIIe siècle le siège
d'une fabrication assez active de poudre à canon.
L'existence de cette industrie dans un pareil endroit s'explique
par le bon marché d'une des matières premières,
le charbon, par la facilité d'y utiliser les forces motrices
naturelles, et enfin par l'isolement qu'on impose généralement
aux poudreries.
L'instrument qui a vaguement la forme d'un pistolet comprend comme
organe essentiel un tube métallique AB que l'on remplissait
de poudre. Ce tube est fermé par un obturateur C faisant
corps avec une roue à rochet. L'axe de celle-ci porte une
aiguille D se mouvant sur un arc gradué. Une batterie à
pierre, identique à celle des vieux fusils servait à
enflammer la poudre. L'obturateur se trouvait déplacé
plus ou moins, suivant la violence de l'explosion, et tournait
sur son axe en entraînant l'aiguille. Celle-ci indiquait
alors sur le cadran le numéro que l'on devait assigner
à la poudre. |