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Le
28 août 1891 s'éteignait à Boudry,
où il était né en 1850, un homme
que ses brillantes capacités intellectuelles semblaient
destiner à occuper de hautes fonctions, mais que
sa modestie excessive et les circonstances ont confiné
dans un cercle restreint, où il n'en a pas moins
été appelé à rendre de signalés
services à ses concitoyens. Les goûts de
Charles-Emile Baillot le portaient simultanément
à l'étude du droit, de la philosophie et
des mathématiques, sciences pour lesquelles il
avait de merveilleuses aptitudes. Aussi son examen de
docteur en droit, qu'il subit à Heidelberg, fut-il
particulièrement brillant.
De retour au pays, il obtint sans peine son brevet de
notaire et celui d'arpenteur-géomètre
et entra, pour ne plus la quitter, dans l'étude
de son père .M. Ch.-Phil. Baillot,
à Boudry, l'une des plus achalandées de
notre canton. Il ne recherchait pas les honneurs et
les places, mais lorsqu'il croyait pouvoir se rendre
utile, il ne reculait pas devant les charges que lui
imposaient ses concitoyens.
Il fut pendant de longues années membre du Conseil
municipal, puis, après la réorganisation
communale, président du nouveau Conseil communal.
Il était également un des membres les plus
zélés des comités des sociétés
des Mousquetaires et du Musée
de l'Areuse, à Boudry.
Il fit également partie de la commission scolaire
de Boudry. Dans l'ordre judiciaire, il fut membre de la
Cour de cassation pénale jusqu'en 1886, et dès
cette date fut appelé à présider
la Justice de paix du cercle de Boudry, qu'il réorganisa
de fond en comble.
Enfin les électeurs du collège de Boudry
l'envoyèrent à plusieurs reprises comme
député libéral siéger au grand
Conseil, dont il fut l'un des secrétaires.
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