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Val
des Antes
Plan folio 21.
es
Essert des Entes, 1417; es Wa des Entes, 1419; Emptes, 1441; Antes,
1883. Ce
toponyme, appliqué à un endroit rigoureusement plat dans
la plaine d'Areuse, est surprenant. Probablement y avait-il là
un bras de la rivière, la Vieille Aigue, dans une petite dépression
de terrain qui expliquerait le Val. Quant à Ente ou Ante, il
désigne généralement un arbre greffé, les
greffes des arbres fruitiers. Il se retrouve dans de nombreux noms
de
lieux en Suisse romande. Il pourrait avoir ici le sens de verger.
Vaulaneux
Plan folios 5. 103. 104.
Valaneu,
Valano, Valanouz, 1339; Valanuz, Valanu, Valanoux, Valenuz, 1441; Valenoz,
1455; Vallenoz, 1506; Vallaneuf, 1508; Vallanus, 1545; Vaullaneux, 1563;
Vaullaneuz, 1571. Ce
nom contient deux éléments: Vau et Neu. Vau ou Val est
bien connu pour désigner une vallée ou un éboulement
de terrain. On serait tenté de voir dans Neu, une forme locale
du français noue «terrain gras et humide, périodiquement
inondé» qui correspondrait à la réalité;
mais les formes d'archives ne semblent pas le confirmer.
Vauvilliers
Plan folios 69. 70.
Vaulwillie,
Vauwillier, Vauwillie, Vau Williez, 1339; Vaulvuillier, 1513; Vaulvelie,
1551. Il
faut décomposer ce nom en Vau Vuillier. Le sujet Vau est identique
à celui de l'article précédent. Le déterminant
peut être le nom d'une famille Vuillier ou Vuillet mentionné
au Val de Ruz dès 1402. Les attestations anciennes écartent
Villier, du latin villa avec le sens de hameau.
Velans
(Les)
Plan folio 30.
ouz
Villam, 1480; Vellan, Villan, 1525; Velan, 1748. Pour
la forme, ce nom correspond au français vilain et remonte au
bas-latin villanus «paysan». Pour le sens, il faut y voir
un terrain de qualité médiocre ou à trop forte
pente. Il pourrait éventuellement être le surnom de son
propriétaire.
Verdonnet
Plan folio 3.
Rue Verdonnet.
C'est
le nom d'une famille de Boudry, attestée en 1593.
Warmondens,
1282; Warmondein, Wermondens, Warmondeins, 1339; Vermondains, 1398;
Vermonden, 1413; Vermondin, 1414; Vermondain, 1432; Vermondens, 1441;
Vermondins, 1447; Vermondyn, 1452. Le
quartier de Vermondins est cité en 1282. Il est antérieur
à la ville de Boudry. Il doit son nom à un homme d'origine
germanique Willimund ou Warmund avec le suffixe -ing signifiant «chez
les descendants de» et qui a formé un grand nombre de
noms se terminant par -in, -ens, -eins.
Verrière
Plan folio 116.
Verrière,
1728. Malgré
l'absence de preuves formelles, on peut admettre que l'origine de ce
toponyme est identique à celle du village des Verrières.
Ce lieu-dit pourrait représenter Vernière, endroit planté
de vernes, ensuite d'une assimilation du «n» par le «r».
Vert
Plan folio 114.
Ver,
1339; Vers, 1441; Verd, 1512; Vert, 1622. Ce
nom est obscur. Certains auteurs y ont vu une forme masculine de
verne,
nom local de l'aulne. Cependant, les citations d'archives infirment
cette hypothèse. On ne connaît dans nos régions
que la forme verna, féminin. Serions-nous en présence
d'une exception? Dès 1512, ce nom a été rapproché
de vert, la couleur, vraisemblablement par ignorance de son sens véritable.
Vigne ronde
Plan folio 85.
Vigne
Ronde, 1883. Comme
chacun peut le constater, ce nom résulte de la culture et
de la forme de la parcelle.
Vignette (La)
Plan folio 33.
Aux
Vignettes, 1863. Il
s'agit, bien sûr, d'une petite vigne.
Vignot
Plan folios 64. 69. 70.
Vignot,
1735. Ce
nom est synonyme du précédent. Il est dérivé de
vigne par le suffixe diminutif -ot.
C'est
la route traversant d'ouest en est le territoire communal, sur le
tracé
de l'ancienne voie romaine, conduisant d'Yverdon à Bâle. Via
de l'Estral, 1457; de l'Estra, de l'Estraz, 1527; Rue de Lettra, 1703. Etra
remonte au latin (via) strata «route pavée». Lorsque
ce mot n'a plus été compris, qu'il n'était donc
devenu qu'une étiquette vide de sens, on a pu former l'expression
Vy de l'Etra, signifiant chemin de l'Etra et dont le premier élément
est le correspondant francoprovençal du français voie.
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