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Tayeret,
1422; Teyeret, 1441. Dans
l'ancien langage de Neuchâtel et du Jura, un teyer est un pin.
Il est dérivé du latin tarda «la torche».
Avec le suffixe collectif -etum il signifie donc un bois de pins.
Tomasseta
Plan folio 45.
Thomasseta,
1751; Tomasseta, 1883. Il
s'agit du féminin de Thomasset, diminutif de Thomas. Il existait
à Colombier une famille Thomasset.
La
Tour Marfault, 1548; Marfaux, 1707. Cette
tour, située sur un éperon escarpé dominant l'Areuse,
faisait à l'origine partie des défenses du château.
Reconstruite en 1548, elle contient depuis lors les cloches et l'horloge
de la ville. Marfaut doit être considéré comme un
nom propre. Il en a existé un équivalent à Chézard:
Karre Merfaut en 1342 et Quarro Marfauz en 1401.
Trèches
Plan folio 84.
la
Tresche, Treschi, 1339; Treche, 1441; Traiche, 1455; Treische, 1545. Cette
appellation pourrait être un dérivé du francique
threosk signifiant un terrain inculte, un terrain vague, une jachère.
Il désigne une friche servant de pâture. Cependant trèche
«friche, jachère», courant en Lorraine, n'est pas
connu plus au sud. Il est ici une exception.
Treymont
Plan folios 115. 117.
Tremont,
1468; Tremon, 1471; Treymont, 1526. Ce
nom tire son origine du latin trans montem « au?delà de
la montagne». La prise de Treymont est située, en effet,
par rapport à la ville de Boudry, sur l'autre versant de la
montagne.
Treyvaux
Plan folio 60.
Tresvauz,
1282 ; Treval, Treis Vaul, 1339 ; Trevaul, 1441; Trevaulx, 1530; Treyvaulx,
1597. Ce
nom est le frère jumeau du précédent. Les champs
auxquels il s'applique sont voisins du hameau de Treyvaux sur territoire
de Bôle. Il tire son origine du latin trans vallem «au?delà
de la vallée». Le hameau de Treyvaux se trouve en effet,
par rapport au village de Bôle, au?delà du ravin du Merdasson.
Troisrods
Plan folios 57. 58. 59. 64.
Treroz,
Trerol, 1441; Trey Roz, 1530; Troyroz, 1538; Tresroz, Tresrod, 1 545;
Trcyrodz, 1 569; Troirodz, Troyrodz, 1 597. Voici
encore un nom semblable aux deux précédents. Il est dérivé
du latin trans «au?delà» et du celtique rod, rol,
roz, «gué, passage, rivière», parent des nombreux
Rio, Ruau, et du latin rivus «ruisseau». Le hameau de Troisrods
est en effet situé de l'autre côté de l'Areuse par
rapport à la vieille ville de Boudry et au petit village de Pontareuse
qui se trouvaient sur la rive droite de la rivière.
vers
la vielle Tiolière, 1707; Tuilière, 1883. Une
Tuilière ou Tiolière était une tuilerie, du patois
tiole, correspondant au vieux français tieule, du latin togula
«tuile».
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