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Lanvoennes
Plan folio 116.
Lavena,
1468; La Venne, 1523; Lanvuna, 1585; Lanvuena, 1597; Ianvena, 1606. Ce
mot patois signifie une ravine, un couloir. Il correspond aux éboulements
qui se sont produits à cet endroit. Il est dérivé
du latin labina «glissement de terrain». Il correspond à
l'allemand Lawine «avalanche». En 1523 un tabellion a confondu
Lavena (ou Lanvena) et La Venne, la première signifiant un châble,
un fossé, la seconde une haie au sommet de la montagne.
Lières
(Les)
Plan folio 48.
Lieres,
1339 ; Liere, 1430 ; Lieure, 1441; Lyere, 1530 ; Lyeure, 1545 ; Lieura,
1597; Lierre, 1598; Lievres, 1698; en Glières à présent
dit`à la Lievra, 1707. Ce
nom de Lière reflète la prononciation patoise locale de
Glières que nous avons analysé dans un article précédent.
C'est donc le même mot qui actuellement désigne deux endroits
différents, mais voisins l'un de l'autre. La forme Lievre que
l'on trouve dans quelques citations provient probablement d'une erreur
de lecture, le u et le v étant anciennement écrits de
la même manière. Elle a pu être rapprochée
de lièvre, mot féminin en patois.
Loquette
Plan folio 107.
Lequeta,
1672; I,equata, 1735; Loquette, 1883. Une
loquette peut être un petit bateau à fond plat ou un glissait
établi pour les bois dans les forêts de montagne. Dans
les deux cas, il est dérivé du patois leka ou lika «
glisser ». La Loquette, forêt au pied de la montagne de
Boudry, se rattache au deuxième sens.
Loye
(La)
Plan folios 24. 25. 26.
Loye,
1441; Loe, 1441. Le
mot loye désigne généralement en Suisse romande
une galerie de bois sur le derrière ou autour des anciennes maisons.
Mais ce sens ne convient pas au champ qui porte ce nom. Ce dernier doit
être de la famille du gaulois lokwa signifiant lac, du vieux français
louia, louie, signifiant une fondrière, une flaque d'eau, une
mare. On le conçoit aisément dans la plaine d'Areuse.
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