Gaguelire
(La)
Plan folio 54.
Gaguelire,
1883. Cette
dénomination est dérivée du mot gaguelet, utilisé
dans le langage populaire neuchâtelois, avec un sens péjoratif,
pour désigner un objet de dimension réduite ou de qualité
médiocre. La ferme de la Gaguelire était-elle minuscule
ou misérable pour justifier cette appellation ?
Gatolliat
Plan folio 36.
Gatolliat,
1883. C'est
le nom d'une famille originaire de Provence, mentionnée comme
bourgeoise de Boudry en 1540 et 1728.
Gavotte
Plan folio 44.
es
Gavottes, 1728.
Dans le parler romand d'autrefois, un gavot était un nigaud.
En outre, le nom de Gavot était connu dans la région aux
XVe et XVIe siècles, soit comme nom de famille, soit comme sobriquet.
Notre lieu?dit en rappelle le souvenir.
Gillettes (Les)
Plan folios 66, 67.
Gillet,
1542; ez Gillettes, 1597. Il
existait au XVIe siècle, une famille Gillet; Pierre et Jehan
Gillet sont mentionnés en 1542 comme bourgeois de Boudry. La
famille a donné son nom au vignoble qui nous intéresse.
Glières
(Les)
Plan folio 50.
in
Glieres, 1339; en Gleres, 1441; en Glyres, en Glyeres dit à la
Lyeure, 1545. Cette
expression est dérivée du latin glarea signifiant gravier,
gros sable. Elle s'applique donc à un terroir graveleux ou sablonneux.
Gouguillettes
Plan folios 34. 36. 37.
a
Gouguellita, 1695; en Gouguilleta, 1751; aux Gouguillettes, 1808. Goguillet
est mentionné comme nom de famille à Saint-Blaise en 1526
et comme sobriquet à Peseux en 1537. Il est donc possible qu'un
personnage du même nom ait été propriétaire
ou tenancier de vignes à Boudry, à la même époque.
Le nom Goguin, Goguet, dont Goguillet est un diminutif, tire son origine
de l'ancien français gogue, réjouissance, liesse, et
signifie le joyeux, le gros mangeur.
Grandchamp
Plan folios 14. 15. 16. 17. 18. 19.
in
Granchan, 1339; en Grant Champs, 1441. Ce
toponyme, fréquent dans d'autres communes, est bien naturel dans
une contrée agricole. Un groupe de maisons fut construit à
cet endroit, au bord de l'Areuse au XVIIIe siècle, pour l'exploitation
d'une manufacture de toiles peintes.
Grande
Côte
(La)
Plan folio 121.
la
Grande Côte, 1727; la Grande Coste, 1736. Il
s'agit encore d'une des vastes forêts du flanc nord de la montagne
de Boudry. Voir les articles ci-dessus «Côtes du Champ du
Moulin» et « Côtes Rouges ».
Grand Verger
Plan folio 22.
Grand
Verger, 1883. Comme
les deux précédents, ce nom est dû à l'ampleur
du terrain et au genre des cultures.
Grasselière
(La)
Plan folios 1. 2.
Grassillière,
1441; Grassellière, 1545. Ce
nom est dérivé du mot patois grassi désignant le
genévrier élargi par le suffixe collectif -aria qui a
formé les noms de lieux se terminant par -ière. Il désigne
donc un terrain couvert de genévriers. Oscar Huguenin, dans l'Armurier
de Boudry, parle de la Gracellire à Boudry, pente ainsi nommée
à cause des gracile ou genévriers qui y croissent en
abondance. Gravany
Plan folios 90. 92. 93.
Gravanys,
1339; Gravany, 1441; Gravani, 1644. On
retrouve ici l'influence de la nature du sol. Cette dénomination
est dérivée du latin populaire grava que connaissent certains
patois sous la forme de graven et qui est à l'origine des mots
grève, gravier, graveleux; avec le suffixe patois -y, remontant
au latin -ariu et correspondant au français -ier, elle désigne
un terrain graveleux.
Gros
Chêne
Plan folio,108.
Gros
Chêne, 1883. C'est
une forêt dans laquelle devait se trouver un arbre remarquable.
Le chêne a toujours été un objet d'admiration et
de vénération.
Gueula
Plan folio 48.
la
Coula, 1339; La Gueule, 1430; la Gueula, 1441; la Geulla, en Gueulla,
1545. On
trouve le nom de Gueule ou Goule à divers endroits pour désigner
un passage étroit. Il est dérivé du latin gula
«gosier, gorge», et correspond au français gueule.
Guillaumeta
Plan folio 109.
Guillaumeta,
1819. C'est
encore l'appellation d'une forêt mais qui doit son origine cette
fois non pas à ses arbres, mais à son propriétaire.
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