| |
Calames
(Les)
Plan folio 51.
Les Calames, 1735. Nous
sommes en présence du nom de famille Calame, bien connu dans la région,
mentionné dès le XVe siècle au Locle.
Cattembourg
Plan folio 80.
In Catebor, 1339;
En Katembors, 1372; en Catembourt, en Catembourg, en Catembours, 1441;
a I'atembourg, 1545; Cattembourg, 1597. Ce
nom est obscur. Employé sans article, il est donc très ancien et, n'étant
sans doute plus compris, il aura été modifié. Le
suffixe -bourg se retrouve dans des noms de personnes d'origine germanique.
Par contre, la racine Catt reste inexpliquée. Il s'agit vraisemblablement
d'un nom propre. Mais il est impossible de préciser davantage.
On trouve à Boudevilliers un nom ressemblant: Coste Borc, 1342;
Cotibor, 1401; Coctobourg 1545; Cottebor, 1703.
Châble
Bossu
Plan folio 106.
Chemin dit Chable
Bossu, 1712; le Chable Bossus, 1720. Un
châble
est un couloir rapide où l'on fait dévaler les billes
de bois dans les forêts de montagne. On appelle aussi châble
un mauvais chemin rapide dans la forêt. Bossu était un
nom de famille et un sobriquet. Mais ici, il faut éliminer le
nom propre et voir un châble passant sur des bosses ou traversant
une région bosselée.
Chambrelien
Plan folio 62.
in
Chanbrilin, 1339; de Chambrelin, 1398; à Chambrellain, 1487;
de Chambreillin, de Chambrellin, 1512. Ce
nom contient deux éléments: le sujet champ et le déterminant
brelien. Ce dernier est un nom d'homme Brelin ou Brilin probablement
d'origine germanique, qui pourrait se rattacher par métathèse,
à la racine Ber que l'on trouve à Champ Berlin en Gruyère
et à Berlincourt dans le Jura.
Champ Clos
Plan folio 53.
es Clos, 1339. Les
champs clôturés
étaient rares; c'est pourquoi celui-ci a été remarqué.
Champ
Creux
Plan folios 54. 56.
ou Creux, 1441;
au Creulx, 1545. Il
existe en effet à cet endroit un creux de vastes dimensions.
ou Champ du Mollin,
1512; Le Champt du Mollin, 1523; le Champ du Moullin, 1526. On
avait construit, dans une prise au bord de l'Areuse, un moulin dont
les rouages étaient
actionnés par la rivière.
Champ
le Sage
Plan folio 28.
Champ le Sage,
1882. Le
Sage doit être
un sobriquet qui est resté attaché au bien?fonds, malgré
le décès de son propriétaire ou tenancier.
Champ Montant
Plan folio 47.
le Champ Montant,
1597. Ce champ se trouve
en effet dans une forte pente.
Champ du Biolley
Plan folio 63.
ou Champz du Biollet,
1512. Nous
avons expliqué
à l'article Biolley que ce mot signifie l'endroit où croissent
les bouleaux.
Chanet
(Le)
Plan folios 94. 95. 108.
le
Chasnet, le Chané, 1441; le Chanet, 1597. Ce
nom se trouve à deux endroits différents et a deux sens distincts. Le
premier est appliqué à une vaste forêt, à
la sortie des gorges de l'Areuse. Il représente un dérivé
de chêne. Comme nous l'avons vu à l'article Biolley, le
suffixe -etum qui a formé les terminaisons -et et -ey, jointes
au nom de l'arbre, indique l'endroit où cette essence est fréquente.
Quant au chêne, il remonte au gaulois cassanos devenu en latin
cassanus. Le second est donné à une petite prise au milieu
des forêts, dans le flanc sud de la montagne de Boudry. Il pourrait
n'être que le diminutif de champ, à moins qu'il ne s'agisse
d'une clairière dans une ancienne forêt de chênes.
Charbonnière
(La)
Plan folio 105.
le
Charbonyère,
1431; Charbonnieres, 1554; La Charbonnière, 1713. Cet
endroit, situé
au-dessus de celui dénommé le Bois du Four, dont nous
avons traité dans un article précédent, était
un lieu où l'on fabriquait du charbon de bois. Chasseralle
Plan folio 109.
la Chasserelle, 1545; la Chasseralle, 1597; la Chasserala, 1818.
Il
s'agit d'un dérivé de chasse, au moyen des deux suffixes -ariu et
-ella, qui signifie un territoire de chasse. Cela nous démontre
la grande importance qu'avait la chasse pour la population paysanne
médiévale.
Chatenière
Plan folio 111.
Chatenière,
1832. Ce
toponyme, que l'on rencontre dans de nombreuses localités, dérive de
châtaigne, du latin castanea. Il montre l'extension ancienne du
châtaignier dans des régions où cet arbre a disparu.
Un rapport avec le nom de famille Chatenay semble peu probable.
Cheneau
Plan folio 29. in
Chinauz, 1339: en Chenaul, à Chenaulx, en Chenal, 1441; en
Chinaulx, 1530. Cheneau
ou Chenal est aussi un nom très répandu. Il est dérivé
du latin canalis «canal, aqueduc, fossé» et désigne
un couloir dans une pente rapide.
Chevallières
Plan folios 107. 108.
Clavaleres,
1339; L'Aige de Clavellière, 1441; en Perreux delà de la Haye
Chevalière, 1651. Haye
Chevalière
est probablement la francisation de l'ancienne Aige de Clavellière.
En effet, Aige est la forme locale de Haie, alors que la prononciation
paloise de Clavelière a pu être rapprochée du français
Chevalière par un scribe peu coutumier du parler local. Cla-
devait être prononcé approximativement Chia- de sorte que
la forme paloise de Clavelière se prononçait Chiavalière.
Quant à Clavelière il désignait une maladie infectieuse
des animaux, la clavelée des moutons, dérivée du
bas?latin clavellus ou clavus, parce qu'elle fait naître ou laisse
des clous. Le nom peut donc concerner un enclos à l'écart
des habitations, réservé aux animaux malades.
Chézard
Plan folios 23. 24. 26.
in Chesar, in Chesaz,
a Chesa, de Chesal, 1339; de Chessaul, 1414; Chesard, Chesart, 1441; Dans
l'ancien langage romand, le mot chesal, dérivé du latin casale «qui
appartient à la maison», désignait l'emplacement
d'une maison, ou les restes d'une maison tombée en ruine. Il
a formé de nombreux toponymes: Chescau, Chosal, Chasal, Chesard,
etc.
Cheseaux
Plan folios 80. 89.
es Chesaulx de
Vermondens, 1441. L'étymologie
de Cheseaux est identique à celle de Chézard, analysée
à l'article précédent.
Cimetière
(Le)
Plan folio 2. Sans commentaire.
Clos Roset
Plan folios 2G. 27.
clos Rosel, 1417;
clos Rossel, 1441; clos Rossey, 1597; clos Roset, 1751. Les
noms Rosy, Rosay, Rosel, Rosé, Roset, peuvent être dérivés
du germanique raus «roseau» ou du latin rosa «rose,
églantier». Mais dans le cas présent, les citations
anciennes, toutes précédées du mot clos, nous donnent
l'impression qu'il s'agit plutôt d'un ancien nom de personne
Rosel ou Roset.
Combe
(La)
Plan folios 42. 44. 54.
en Comba, 1339;
a la Comba anciennement en Merdasson, 1441. Ce
terme correspond au mot français combe qui se justifie par
la topographie de l'endroit. C'est la Combe du Merdasson.
Combe
Carrée
Plan folio 115.
Combe
Carrée,
1883. C'est
une autre combe, dans les gorges de l'Areuse, qui doit son nom à sa
forme.
Combe de Peux
Plan folios 63. 114.
in
la Comba de Pim (sic, probablement Pui), 1339; la Combe dou Pouys,
1441; la Combe
du Puix, 1512; la Combe de Peut, 1523; en Comba de Peul, 1546; de Comba
de Puys, 1545; de Combe de Peux, de Combe de Peulx, 1551; à Combe
de Peu, 1559. Le
vocable Peu, sous diverses graphies, est dérivé du latin podium, «tertre,
gradin, balcon ou terrasse» correspondant tout à fait à
la colline allongée qui borde la combe au sud.
Combe Garrot, 1473;
Comba Garot, 1735. Garot
est un ancien nom de famille attesté dans la région dès le XIVe
siècle.
Conrardes
Plan folios 45. 46.
es Conrardes, 1597.
C'est une vigne qui doit son nom à celui de son propriétaire
ou tenancier. Conrard est un prénom d'homme, connu dans le pays
dès le XVe siècle.
Corba
(La)
Plan folio 97.
a la Corba, 1554. Ce
toponyme est dérivé de courbe, du bas-latin corbu, du latin classique
curvus. Il est appliqué à des terrains onduleux, à des
ruisseaux au cours sinueux.
Cornes
(Les)
Plan folios 95. 96.
a la Corna, 1597;
des Cornes, 1823. Ce
nom est très
répandu. Il signifie une pointe de territoire, un promontoire
plus ou moins saillant, la partie d'un pré ou d'un bois qui s'avance
en pointe sur la parcelle voisine. Dans le cas particulier, il s'agit
d'un angle saillant de la forêt du Chanet.
Côtes
du Champ du Moulin
(Les)
Plan folios 119.
122. 123. La Coste, 1663. Le
mot côte
est français. Dans le canton de Neuchâtel et dans le Jura
vaudois et le Jura bernois, il s'applique aux pentes boisées
et aux forêts de montagne. Il est utilisé ici pour désigner
les vastes forêts en pente rapide et rocheuse dans le flanc nord
de la Montagne de Boudry, au-dessus du Champ du Moulin.
Côtes
Rouges
(Les)
Plan folio 122.
Les
Côtes
Rouges, 1883. Comme
les précédentes,
ce sont les grandes forêts en pente rapide et rocheuse dans le
flanc nord de la montagne de Boudry, dominant les gorges de l'Areuse.
Le déterminant rouge doit provenir de la couleur de la pierre
ou de la terre.
Couderie
(La)
Plan folios 10. 11.
La Couderie, 1735;
la Coudery, 1751. Ce
toponyme peut être en rapport avec coudre, ancien nom du noisetier ou coudrier
qui a participé à la formation de plusieurs noms de lieux
tels que Cœudres, Coudre, Cudret, Caudraz, Cudrez, Coudrey. Mais,
vu la présence du «e» au milieu du nom, il pourrait
représenter plutôt l'ancien mot neuchâtelois couderie
signifiant une entreprise manquée, de la même famille que
couder, «individu versatile et paresseux».
Crêt
Kaiset
Plan folio 44.
Au
Crêt Keyset,
1707; Crêt Kaiset, 1883. Le
mot crêt,
du patois et du français neuchâtelois, est bien connu de
chacun pour désigner une éminence ou une pente raide.
C'est un doublet masculin de crête. Il est très fréquent
en toponymie. Kaiset est vraisemblablement un nom propre. Sans doute,
s'agit-il de Kaiser, nom de famille d'origine suisse alémanique,
attesté dans la région au XVIIIe siècle.
Creusa
(A)
Plan folio 31.
enczom Crousa,
1339; en Creuse, 1346; Creusa, Crouse, 1441. Ce
mot correspond au patois féminin du français creux. Il est utilisé
comme nom de lieu à maints endroits pour désigner une
dépression de terrain.
Croset
Plan folio 86.
a Croset, 1711. Ce
nom est une variante du précédent. Il est dérivé de
creux du baslatin crosum, «creux», du latin corrosus, «rongé,
creusé».
Cul du Sac
Plan folio 20.
Cul du Sac, autrefois
es Cullayes, 1707; au Cul du Sac, 1751. Le
mot cul signifie dans l'ancien langage neuchâtelois un endroit reculé, l'extrémité
d'un terrain. Il a participé à la formation de plusieurs
noms de lieux, par exemple Cul de Sachet à Cortaillod et Cul
des Roches au Locle. Cullaye est de la même famille. Le Cul du
Sac est une variante locale de cul-de-sac, nom français bien
connu qui s'applique parfaitement à l'endroit.
Curtil Nerdoz
Plan folio 2.
Curtil Nerdoz,
1883. Dans
l'ancien parler romand, on appelait curtil ou cortil un jardin, un
jardinet, surtout
un jardin potager. Ce nom est dérivé du latin cortile,
«cour, terrain clos». Nerdoz doit être un nom propre,
à comparer avec le patronyme actuel Nerdenet.
page
principale
index
alphabétique
page
suivante
|
|