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DAVID-JONAS
VERDONNET
David-Jonas Verdonnet, bourgeois
de Boudry, fils de David-Henri et de Jeanne-Esabeau Gorgerat, sa femme,
est né à Boudry le 29 mars 1762.
Né sans fortune, il fut placé de bonne heure en apprentissage
de commerce, à la fabrique
d’indiennes de Boudry où il se distingua déjà
avantageusement par une belle écriture.
Entré plus tard comme commis dans une riche maison de commerce
de Bordeaux, il en devint bientôt l’associé, puis
le chef. Ce fut là qu’il passa la plus grande partie de
sa vie, sans oublier cependant son pays ni sa commune d’origine
qu’il visita souvent.
L’intérêt qu’il leur porta toujours de son
vivant s’est particulièrement exprimé dans ses dernières
volontés.
Mort célibataire à Bordeaux, en 1836, et après
avoir fait ses neveux héritiers de sa fortune, diminuée
par quelques pertes, il légua par son testament une somme d’environ
25.000 francs à la commune de Boudry.
Le revenu d’une moitié devait être employé
à des oeuvres de bienfaisance et d’utilité publique,
et l’autre moitié, placée sur un immeuble, devait
être employée à l’éclairage de la ville.
Les bienfaisantes intentions de M. Verdonnet ont reçu leur exécution,
et actuellement le produit d’une vigne, située dans le
territoire de la commune, est employé conformément au
désir du donateur.
C’est ainsi que, grâces à l’un de ses généreux
concitoyens, Boudry, d’après nos annales la troisième
ville municipale du pays (1343), est aussi l’une des premières
localités du canton qui ait joui de l’avantage d’avoir
ses rues éclairées la nuit.
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