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château XIIIe siècle

 

 

Château (4)

Dès 1848, la République y logea un brigadier de gendarmerie qui avait charge des prisonniers ; on consolida la tour qui menaçait de s'écrouler en 1890. Dès 1923, il n'y eut plus de prisonniers au château de Boudry, les locaux étant trop désuets. La restauration générale commença en 1955 et se termina en 1960. Le château de Boudry abrite le musée de la vigne et du vin et la cave de l'office de propagande des vins de Neuchâtel ; tous les crus du vignoble neuchâtelois y sont représentés. S'il est permis d'en juger, d'après ce qui s'est fait partout ailleurs, le château de Boudry dut lui aussi être pourvu de tous ces moyens de défense que l'art de la guerre rendait, déjà alors, nécessaires. Mais faut-il admettre comme fait acquis à l'histoire qu'un souterrain mettait en communication le château fort avec les défenseurs du bourg ? Ce souterrain, dont l'existence nous semble problématique, aurait abouti à l'un des caveaux creusés jadis sous le temple actuel. Il passait, dit-on, à l'est du château, et de la tour Marfaux descendait directement dans le bourg. Le chemin de Ronde, fortifié comme il l'était par une des portes du Haut de la ville et les dépendances du château-fort, eût rendu au besoin, à la place assiégée, les mêmes services, Mais, sans insister davantage sur ce souterrain reliant la forteresse et la basse ville, il fallait tout au moins qu'un fossé suffisamment large, muni de sa herse, de sa petite tour protectrice et de ses barbacanes, défendît en cas de surprise le donjon du côté de l'ouest. Il est de même nécessaire d'admettre, nous paraît-il, que le haut du vallon (précisément la région où a été dressée, par les soins du pasteur Grellet, la stèle indiquant l'emplacement de l'ancien temple de Pontareuse, soit le terrain à droite et à gauche de la rivière, le long de la Vi d'Etra, là où les falaises de l'est et de l'ouest rejoignent la montagne elle-même) était fortifié par des murailles ou par des redoutes destinées à arrêter le premier élan de l'assaillant. Le nom de Châtelard, donné à l'un des parchets au-dessous de Trois-Rods, à quelque distance du grand viaduc, paraissait, à L.Favre, désigner quelque ancien fortin, sorte d'avant-poste dont les matériaux mêmes ont été employés, sans laisser aucune trace sur le sol, à de tout autres constructions dans une époque moins guerrière. Faut-il regretter beaucoup cette disparition ? Evidemment pas, quoiqu'il serait aujourd'hui très intéressant de pouvoir se rendre compte des travaux de fortification élevés non seulement sur la falaise, mais encore le long des rives de la rivière.